Maison indépendante

J’ENVIE D’ASIE. [3]

 

 

 

 

  | Marie Evkine |

 

 

 

il faudra bien que j’aille avec l’étang qui passe
savourer monotone le regard des amours
l’ennui inaltérable de toutes ces religions

il faudra bien qu’ils pleurent avec le rouge qui stagne
communier en murmures et sur triple colonne
l’ennui récupérable de toutes ces réactions

il faudra bien en rire avec la vieille qui file
écouter les silences en chœur et en automne
l’ennui irrecevable de toutes ces vocations

 

 

(Poème retrouvé de 1983)