Maison indépendante

LA BALLADE DE FRAN MAN.

 

 

Fran Martinez |

 

 

i‘m waiting for my man, mec, twenty-six dollars in my hand. il débarque, pile à l’heure. au poil pour donner à mon corps de Fran Martinez sa dose quotidienne d’herbes hallucinogènes aux vertus régénératrices. les volutes de fumée de cette herbe prodigieuse fonctionnent comme une navette interstellaire en mode vitesse lumière, aux effets fulgurants. décollage immédiat et premier contact avec Black Jesus en personne, mec, plein de grâce le type, une gitane au coin du bec et deux poulettes sur ses genoux.

Oh, he’ll give us what we need

It may not be what we want

Dios! that shit’s blowing my mind ! mon pénis ardent de Fran Martinez entre mes mains fébriles, mec, je pars à la recherche du réconfort d’un petit vagin chaud et cosy, comme le foyer flamboyant de mon enfance de Fran Martinez.

Black Jesus boit de la Chartreuse, mec, verte comme le soleil, avec un glaçon façon Pères Chartreux. pendant que j’essaie de dépêtrer mes jambes en mousse de Fran Martinez des nuages roses qui encerclent notre Seigneur, des greluches lubriques en bas résille me font signe d’approcher du plumard divin. elles ont des cymbales géantes, mec ! et tapent dessus comme des sourdes pour annoncer mon impériale présence au royaume des cieux. merci, baby, voilà que je flotte à présent. Fran Martinez en suspension dans l’air orange et doux, comme les volutes de fumée de cette herbe prodigieuse, mec. insatiable Fran Martinez ! où est la salle de bains, poupée ? il faut que je me lave les esgourdes pour pouvoir entendre le souffle du grand manitou. une poulette sacrément bien roulée saisit mon bras tatoué de Fran Martinez, mec, et m’emmène.

Dios! Black Jesus a l’air furax, mec, il ne veut pas partager sa poulette, tellement bien roulée, qu’elle a collé à mon pénis de Fran Martinez un bon Dieu de boner de tous les diables. il m’envoie un éclair en pleine gueule. je m’écroule, mec, et me relève ; colle mon poing dans la face de Black Jesus, et me pète trois phalanges.

slow motion

plus besoin de me laver les esgourdes, poulette, le grand manitou est à bout de souffle. terrassé.

tout baigne, mec, me tape les greluches de Black Jesus sur un coin de plumard divin, un clope au coin du bec. elles escaladent mon pénis ardent de Fran Martinez et inondent la pièce… oh, wait a minute : they’re squirters !

petits vagins chauds et cosy, poulettes en bas résille, trompettes et cymbales géantes, je m’endors, apaisé, au cœur d’un foyer flamboyant, comme celui de mon enfance de Fran Martinez.