Maison indépendante

FUREUR DE DIRE.

 

 

| Baptiste Garnot |

 

 

 

96, la sixième, onze ans

Le rap m’est tombé dessus avant que j’tombe dedans

Pas d’grand frère pour répondre à toutes mes questions

J’ai choisi les rappeurs comme repères de substitution

Dehors avec les potes on pédalait sur l’avenue

Chez moi c’était moins drôle, ils n’étaient pas les bienvenus

Alors tout seul dans ma chambre j’passais les fins d’après-midi

J’avais l’diner à attendre

J’allumais la chaine hifi

 

 

 

C’est la musique que j’aime,

Pas dans mes gènes mais dans mon cœur

C’est la musique qui gêne qu’elle soit sur scène ou dans mes écouteurs

Alors…

J’écris comme je vis, je rappe comme je respire

Je tire à rimes réelles

J’ai mis des ailes à ma fureur de dire

 

 

Un festin d’rimes ça t’laisse infirme quand la détresse s’affirme

Le stress en prime se forme, imprime la blessure

Est-ce un crime ?

Mes couplets versatiles s’étalent.

Sont-ils à la hauteur ?

N’valent-ils que des centimes ou d’l’or en barre quand mes roles-pa rembarrent ?

 

… et mes parents remparts aimés par leur rappeur de fils

Quand moi j’pars en retard ému par les rapports de force

  

 

 

C’qui a mes yeux vaut leur prunelle pour toi n’est pas côté en bourse

Car j’ai décliné la truelle tu remets mes choix en doute

Laisse-moi botter en touche, donne-moi une chance de te surprendre

Laisse…

Le son tourner en boucle pour te prouver mon souffle.

Quand la journée s’endort résonne un refrain d’or

Quand les basses t’assomment, brisent, dévastent en somme

Moi je rappe très fort

C’est ma vie, mon taf et mon amour

La nuit, le jour

J’le porte, j’le vis, j’le parle

 

 

C’est la musique que j’aime, pas dans mes gènes mais dans mon cœur

C’est la musique qui gêne qu’elle soit sur scène ou dans mes écouteurs

Alors…

J’écris comme je vis, je rappe comme je respire

Je tire à rimes réelles

J’ai mis des ailes à ma fureur de dire

 

 

 

Y’a comme un bruit qui court aux alentours et qui caresse tes sens

Une mélodie s’échappe, t’y goutes et puis t’aimes ça, donc tu recommences

Un tourbillon de pensées brutes s’ébruite et reprend ses droits

Pour éclaircir la brume que ton esprit abrite

La musique, certains la font d’autres l’écoutent

Certains la vivent comme un affront

D’autres y découvrent l’occasion d’être franc

La prennent comme une offrande et en profitent

Se posent sur la mesure

Et puis laissent faire le tempo quand il va trop vite

 

 

La musique,

A chacun la sienne, à elle chacun de nous

Avec elle tu te lèves et puis tu tiens debout.

 

 

Certains peuvent t’y guider, d’autres en sont les touristes

La musique,

Certains s’en alimentent et d’autres s’en nourrissent.

 

 

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