Maison indépendante

POUR PARODIER LA POÉSIE DE MICHEL HOUELLEBECQ, TAPEZ 1.

 

 

Sébastien Thibault |

 

 

 

 I.

 

Le soleil de la semaine passée

N’est plus qu’un joli enculé,

Et je te vois mon amour, nue, comme une clémentine

Sentant bon le sexe et l’aspirine.

 

 

II.

 

La « crème brûlée » est au menu

Et nous sommes loin de la loi de Jésus.

Le spectacle assez dégoûtant

De ces deux cadavres à lunettes

Nous aurait fait grincer des dents

Si nous avions été honnêtes.

 

 

III.

 

Que font les enfants de mères porteuses le soir

Quand ils ne regardent pas TF1 ?

Lisent-ils au moins des polars ?

Où s’en lavent-ils les mains ?

Je sais qu’ils finiront comme Kafka dans un bureau

Ou mieux encore, dans un hosto.

 

 

IV.

 

Dos contre un arbre par temps de pluie

(Les ombrages sont dispensés) ;

Je l’aperçois envieuse mais chétive

Attendant mon coup de sifflet.

 

 

V.

 

Les préservatifs sont pour les lits

Pas vraiment pour les prairies.

Quand les hommes se font sucer la pine

Bien sûr, ils pensent à leur ex-copine.

 

 

 

(Un poème de Michel Houellebecq, tiré de son recueil Configuration du dernier rivage, se cache dans ce pastiche. Saurez-vous le retrouver ?)

 

 

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