Maison indépendante

SENS ET ENVOL.

 

 

Elodie Lefebvre |

 

 

 

 

I. 

Douleurs successives d’émoi et de chagrins,
Emprisonnent mon œil d’une digue  invisible
Suffoquant sous pression d’un torrent sous-marin
Pauvre résistance d’un être submersible

 

 

 

 

II.

À quel point penses-tu qu’on puisse se presser, s’oppresser, s’empresser et ne rien voir passer

Plus que de patience, puissé-je me doter de clairvoyance,

Parmi ceux qui trépassent sans passion ni pulsion mais parfaitement prisonniers, et qu’à tout prix il me faut séparer, je saisis l’option de sentir ressentir et souffrir.  Pour certains, La démence. Disons de l’appétence.

 

 

 

 

III.

Telle une prison grise ennuagée humide
des fers de pluie fine lacèrent ses pensées
les vapeurs, les odeurs, les pressions sur son corps
un cumulus le suit et inonde son âme

Chasse la pluie, l’envie, le souvenir d’une autre vie
Noyé, suffoqué ; remonte à la surface souffle le vent pousse le nuage
Et même mouillé jusque dans ton sang, trouve le rayon de soleil qui perce la grisaille