Maison indépendante

DEEP TROUBLE. [3]

 

 

Greg Haska |

 

 

Cela faisait un moment que la boîte avait basculé dans les projets d’envergure et une communication sur l’international au détriment de l’aspect humain, emmenant ses membres vers des projets dont ils n’étaient pas au courant. L’intérêt premier de sa présidente semblait être de placer ses proches, de récupérer peut-être de l’argent au passage et de faire avancer sa carrière professionnelle et politique aux dépends du reste. Les preuves concrètes de cette démarche étaient troublantes. Des documents qui avaient changé l’histoire et pourraient bien recommencer une fois en ma possession. Le parcours politique de Vivian semblait inextricablement lié à ses décisions en tant que présidente. L’ancienne parachutée de son parti n’avait pas supporté qu’il ne l’envisage pas pour d’autres échéances. D’après ce que j’avais pu vérifier par de nombreuses sources, elle ne s’était pas gênée pour leur faire payer ! La belle histoire d’amour avec une autre officine allait porter ses fruits dans un plan à grand échelle. Je l’imaginais avoir comploté tout cela depuis des années avec son compagnon, mon esprit se mettait en marche.

Elle se relevait du lit, et s’asseyait sur le rebord, dos à celui qui était encore allongé, épuisé par tous ses efforts pour combler ses désirs déviants. Son corps flasque à elle dégoulinait de transpiration à la lumière des lampadaires qui provenaient de la fenêtre entrouverte de cette chambre d’hôtel où ils avaient pour habitude de se donner rendez-vous. Elle s’était allumé une cigarette et les volutes de fumée qui se répandaient dans la pièce lui donnaient un aspect inquiétant. De toute évidence, elle avait eu une idée et il s’en rendait bien compte. Ce n’était pas habituel qu’elle reste éveillée après une telle débauche d’énergie. Elle s’était relevée, manquant de trébucher sur les accessoires qui maculaient le sol pour se placer face à lui, dans un rai de lumière. Le gode ceinture ensanglanté qu’elle portait encore rendait sa vision absurde et inquiétante.

– Je viens de penser à quelque chose, avait-elle commencé.

Il s’était assis sur le rebord du lit dans un couinement désagréable occasionné par les cuissardes de cuir qu’il portait. Lui faisant désormais face, il avait tendu la main sur la table de chevet pour y attraper une flasque dont il avait bu une grande lampée.

– J’espère que tu ne penses pas à la cravache encore une fois, je ne suis pas sûr de pouvoir aller travailler demain si on recommence. Déjà que je ne pense pas pouvoir m’assoir avant des semaines sans grimacer…

– Non, ce n’est pas à ça que je pense !

– Ah, tu penses au boulot, encore une fois ? J’ai vraiment l’impression d’être ton objet parfois…

– Arrête, tu sais bien que c’est faux ! Oui je pense au boulot, mais j’ai une idée qui nous profitera à tous les deux.

Il avait l’air agréablement surpris. Quiconque aurait vu ses yeux aurait pu y distinguer une lueur d’avidité.

– Une idée pour nous deux ?

– Oui. Elle avait tiré plusieurs taffes pour ménager son effet. Je vais fermer le laboratoire.

– Comment ça ? Et je travaillerai où moi ?

Elle avait continué comme s’il ne l’avait pas interrompue, plus pour elle-même qu’autre chose.

– Pour en créer deux autres. Un avec tous ces trous du cul – et crois bien que je vais faire le ménage – et un autre pour toi.

– Et tu fais quoi de la commission d’évaluation ? Les résultats sont bons, ils vont te dire que le labo doit rester tel quel !

– Ne t’inquiète pas pour ça, ni pour ces syndicalistes de mes deux. C’est moi qui décide. Il suffit de jouer ça en finesse.

– Ne m’en veux pas de te le dire, mon petit ange bedonnant, mais je suis bien placé pour savoir que la finesse n’est pas ta spécialité…

Encore une fois, elle avait fait comme si elle ne l’entendait pas.

– Ils diront qu’il y a un conflit d’intérêt, ils voudront un médiateur mais nous avons l’homme parfait pour ça.

– Tu veux parler de…

– Exactement ! Personne ne sait qu’il est dans la fondation, personne ne sait qu’il travaille main dans la main avec ton labo et personne ne sait qu’il est mon employé par-dessus-ça. On se contentera de dire qu’il est chercheur à l’étranger, ce qui est dans un sens vrai.

– Tu es diabolique !

– Et j’ai un plan en or pour toi. Un nouvel institut glorieux…tu vois celui dont je parle ?

– Bien sûr, mais tu n’as aucune autorité dessus, ce n’est pas à toi de décider qui le dirige ou…

– Non ce n’est pas à moi, mais c’est à « elle » de choisir. Elle s’était mise à rire et il n’avait pas tardé à la rejoindre une fois qu’il avait compris où elle voulait en venir et de qui elle voulait parler. Tout était parfaitement ficelé, il allait officieusement devenir le numéro deux de toute la compagnie.

– Haha, tu es un monstre, je t’aime tellement !

– Moi aussi. Maintenant, retourne-toi.

Ce n’était surement pas pour me rendre service, mais mon cerveau ravagé était en train d’illustrer les éléments qui me parvenaient pour aboutir à un film qui n’aurait pas pu avoir d’autre caractérisation que celle de « snuff ». Comment pouvais-je annoncer au père « La morale » que sa fille avait été victime d’un viol collectif avant d’être jetée parmi les ordures ? Une chose était certaine, des centaines de personnes étaient enculées à sec et la fondation assurait le lubrifiant pendant que l’esclave sexuel de la patronne apparaissait comme le coup du siècle (en dépit d’une réputation de non assiduité et d’un côté peu regardant). Cette fondation étrange aux relents écologiques m’intriguait et j’avais décidé de tout faire pour en saisir une vision de l’intérieur. Beaucoup de choses semblaient étroitement liées à celle-ci, mais son rôle précis restait encore difficile à cerner – peut-être n’en avait-elle aucun de véritable ? Je commençais à comprendre qu’il avait des choses à se reprocher mais la liste était bien trop longue. Les deux figures de proue, le duo infernal trônait en tête tant le couple semblait régenter ce microcosme. J’en avais attrapé une nausée qui n’avait plus rien à voir avec mes excès en tout genre. « L’Honneur » avait disparu définitivement, mais je ne savais plus qui prévenir pour annoncer cette effroyable nouvelle. Pour me décrire la situation, ma gorge profonde était remontée très loin dans l’historique de l’entreprise mais elle avait fait bien mieux que ça et m’avait promis de me fournir des documents sans appel. Il ne m’en avait pas fallu beaucoup mais à cette simple perspective avait été suffisante pour me filer une érection, la première depuis ma grande rupture. Alors quand il m’a dit « Je vais te donner tous les éléments mais ça m’embête que tu prennes tous ces risques. Ce sont des enfoirés ! J’espère que tu as les épaules solides parce qu’ils vont tout faire pour te nuire ! », je ne pouvais quand même pas lui dire que ça m’excitait…

Quand je suis ressorti, la fille était toujours là. Elle pensait peut-être avoir été discrète ou au contraire, espérait que je l’avais remarquée – comme pour me signaler que c’était déjà gagné – mais en tout cas, elle s’était remise du rouge à lèvre vermillon. Mon appétit de sang n’ayant toujours pas été rassasié, j’avais engagé une conversation qui avait fini par se poursuivre dans ma voiture après que j’eu proposé de la raccompagner pour éviter que la pluie ne la mouille, prétextant habiter à côté de chez elle. Etais-je un menteur compulsif ou bien simplement en train de saisir l’occasion pour pratiquer mon art du bluff dont j’allais devoir faire preuve avec abondance ? A la vérité, je pense qu’elle savait bien que je mentais mais c’était aussi ce qu’elle avait fait. J’en avais eu la preuve lorsqu’elle m’avait demandé de me garer pour distiller son vermillon à lèvres sur ce que j’avais de plus secret puis qu’elle soit descendue sans me dire autre chose que « je finirai à pied ». Je ne savais même pas son prénom et quand je lui avais demandé avant qu’elle disparaisse, elle m’avait encore abusé en me lançant « Gorge Profonde ». Je ne savais pas si elle avait écouté ma conversation ou si sa culture cinématographique et son humour étaient déviant mais cela n’avait dans les faits aucune importance puisque je n’espérais pas la revoir un jour, quand bien même elle aurait été douée. Ce n’était pas le cas et ce détail avait fini de me convaincre que les artifices n’ont en soi aucun autre but que de masquer l’incompétence la plus franche. J’osais à peine me l’avouer mais au moment de jouir au fond de ses amygdales, ce n’était pas à elle que j’avais pensé. Je n’avais plus de nouvelles de Joe alors que j’espérais qu’il était en train de travailler à des illustrations pour mon article qui prenait forme et je commençais à m’inquiéter. Je me foutais complètement qu’il puisse être aux prises avec son dealer pour une sombre affaire d’impayés, je voulais simplement qu’il fasse le boulot et le revoir. Peu importait la sympathie que je voulais bien lui accorder, le type était instable. C’était le genre de mec capable de disparaitre du jour au lendemain parce qu’une jolie gamine lui avait fait tourner la tête. C’était le genre de type capable de disparaitre du jour au lendemain parce qu’il était réfugié dans une chambre d’hôtel en train de se taper des rails de coke et des champignons à foison. Il m’avait raconté un soir la fois où il avait préféré se barrer par la fenêtre de l’une de ses chambres en réalisant à son réveil avoir tartiné les murs de ses excréments. Par chance, il avait payé en espèces et avait donné un faux nom à l’accueil. C’était ce qu’il faisait toujours, m’avait-il dit. J’avais tenté de le joindre un nombre incalculable de fois et de rage, j’avais fini par lancer mon portable contre le mur.

Les semaines suivantes, comme ragaillardi mais paradoxalement angoissé par ces quelques perspectives menaçantes se profilant à mon encontre, j’avais joué la carte de la discrétion, me présentant sur le terrain le moins possible. J’avais rencontré un employé de la fondation et le portrait qu’il m’en avait dressé n’était pas glorieux. D’après lui, c’était un conglomérat de quinze branleurs qui jouaient un rôle de sangsue vis-à-vis de l’entreprise. C’était une pathétique société de communication aux ambitions dévorantes et prétentieuses mal-comblées par des travaux bâclés et superficiels. C’était une fondation utilisant des pseudos formations pour se vautrer dans leur partenariat avec une boîte pour laquelle personne n’aurait véritablement envie de faire des efforts. J’étais aussi rentré en contact avec quelques grandsCanards au cas où comme pour d’autres avant moi, on tentait de me faire taire ou oublier ce que j’avais appris. Alors que ma paranoïa commençait à se faire ressentir, la sonnerie de la porte avait retenti alors que je buvais seul chez moi. C’était le facteur qui avait quelques recommandés pour moi. Une surprise m’attendait : en ouvrant ceux-ci, je découvris les premiers envois anonymes de ma vie. Des documents incroyables qui apportaient des réponses mais aussi les preuves dont j’avais besoin. Devant cette lecture somme toute rébarbative, je m’étais une nouvelle fois plongé dans un roman noir. J’avais retrouvé la piste d’Eddie Mars pour m’apercevoir que mon erreur rendait l’histoire peut-être encore plus nauséabonde (si c’était possible). Il n’avait pas été engagé en tant que chauffeur, mais pour plus trouble. Il avait été démarché suite à sa condamnation pour son expertise quant à l’établissement de relations avec le Proche et le Moyen-Orient – bien avant le printemps arabe. Dans un premier temps, devant la montée du tôlé, la présidente l’avait défendu mais s’était aussi défendue de l’avoir employé elle-même. C’était en effet au travers de la fondation que tout avait eu lieu, ce qui faisait une grosse différence. Légalement, cela fonctionnait puisque c’était bel et bien de l’argent public qu’il ne pouvait plus toucher, mais les propres rapports de Vivian avec la fondation laissaient clairement entrevoir une ficelle un peu grosse et un grossier conflit d’intérêt. Eddie Mars avait « préféré » renoncer à son poste pendant que son ancien chauffeur devenait celui du couple présidentiel. Mais dans ces documents, il y avait encore plus fort et cela concernait le maillon le plus visiblement pochard du duo. L’homme n’avait pas hésité à s’accorder – à lui-même ainsi qu’à sa compagne – des primes alors qu’il n’en avait pas le pouvoir. Un autre document officiel signé par Vivian elle-même semblait en effet ne lui accorder ce droit qu’a posteriori

Devant la confirmation de ce dont je m’étais toujours douté, j’étais allé m’enfermer dans ma cave, une machine à écrire, une table, une chaise, une lampe, beaucoup de tabac et de carburant et au lieu d’écrire un article, de colère, j’avais écrit un roman qui s’appelait « Bons à rien ». C’est ce que nous étions tous de toute façon. Nous n’allions rien changer, ils n’allaient jamais écoper. J’avais quand même griffonné un texte très noir sur toute cette histoire et l’avais envoyé à la rédaction. Le courrier venait de partir quand on a frappé à ma porte. C’était Joe qui rappliquait comme si de rien n’était. Bien évidemment, il avait complètement oublié l’article. D’après ce qu’il m’avait dit, il revenait d’une cure de désintoxication. « Revenait » était le mot exact puisqu’il s’était enfui pendant la nuit.

– Mon père m’a fait interner de force, je n’ai rien pu faire. Pas de téléphone, pas d’apomorphine, pas de chance. J’étais traité comme un animal dangereux, pas mieux.

– Tu as eu de la chance de parvenir à t’en échapper alors, avais-je rétorqué.

– Si tu savais ce que j’ai dû faire pour que le gardien détourne le regard… Machinalement, il avait passé la main sur son visage et avait saisi sa mâchoire. Percevant mon regard devant cet acte spontané, il avait tenté de changer son mouvement pour me faire croire qu’il voulait simplement caresser sa barbe de trois jours.

– Je ne sais pas trop quoi dire… Je suppose qu’on se doit de fêter ton retour !

– Totalement. Et je sais où je veux aller. C’est même pour qu’on y aille ensemble cette nuit que j’ai tout fait pour revenir à cette date précise.

– Qu’est-ce que tu as en tête ?

– Tu verras.

– J’ai besoin de prendre des capotes ?, avais-je demandé en plaisantant.

– Justement, non. C’est même l’inverse du principe. Son air était mystérieux.

Je ne savais pas dans quoi il voulait m’embarquer, mais j’étais partant. J’étais partant pour n’importe quoi dès que j’avais croisé son regard.

Le soir même, nous étions sur la capitale et en route vers un club dont je n’avais jamais entendu parler. La seule chose que je savais était qu’il s’agissait d’une soirée entre hommes mais aussi que je ne m’en souvenais plus. Rien qui s’y soit passé après mon troisième verre de vodka-7 ne semblait avoir existé. En arrivant devant un immense videur au crâne rasé, Joe avait glissé quelques mots à son oreille ainsi qu’un billet et il nous avait fait rentrer. Il nous avait également tamponné le poignet mais je n’avais pas pu regarder ce qui y était inscrit puisqu’on m’avait immédiatement poussé dans l’obscurité du club. Je n’avais jamais été regardé comme de la viande fraiche auparavant, mais c’était le cas ici. La fosse sentait le sexe et l’intensité de l’atmosphère était si pesante que j’avais eu la sensation immédiate de satiété. Joe m’avait guidé vers le bar, de toute évidence il était déjà venu ici. En y arrivant, il s’était penché pour me murmurer :

– C’est quelque chose que tu dois absolument avoir.

J’ai cru qu’il me parlait d’un cocktail puisqu’il m’avait dit que c’était à son tour de régaler mais ce qu’on m’avait servi n’avait rien d’inédit. Il a disparu aux toilettes et le temps qu’il revienne, j’avais déjà recommandé une troisième tournée. Au bout d’un moment, j’ai disparu à mon tour.

Quand je me suis réveillé le lendemain, j’avais la nuque douloureuse et un mal de crâne qui commençait à monter. La journée s’annonçait réussie. Mon sens de l’équilibre avait dû foutre le camp en même temps que celui de la modération car j’avais mis un certain temps à comprendre que je n’étais ni dans une baignoire, ni sur un bateau, mais bien dans mon lit, dans ma chambre – où la couche de poussière était toujours aussi épaisse qu’immobile. Je ne savais pas comment j’avais pu rentrer et la seule solution était que Joe m’avait ramené. J’avais crié son nom avant de chercher à le retrouver, mais il n’y avait personne. Il était reparti sans même me laisser un mot. J’avais entrepris de me doucher quand d’un coup, le tampon de la soirée de la veille m’était revenu à l’esprit. Par chance, l’eau n’avait pas réussi à en entamer l’inscription. On ne pouvait rien lire d’autre sur mon poignet que « soirée bareback, no return ». C’était la dernière fois que j’avais vu Joe.

Quelques semaines plus tard, j’étais parti pour entendre le retour du journal sur mon article. Habituellement, un simple appel suffisait. Le fait que l’on me demande de me rendre sur place n’augurait rien de bon. Le rédac’ chef qui avait véritablement dû hériter de son poste par miracle n’avait pas supporté mon discours qui était pourtant sincère et sans détours. Il m’avait fixé un dernier ultimatum au lendemain matin pour que je lui rende un nouvel article, nettement moins cynique. Par ailleurs, il semblait me ternir responsable de la disparition de Joe – que j’apprenais à cette occasion –, mais je ne savais pas pourquoi. Quand il m’avait accusé de ne pas prendre tout ça au sérieux, j’avais implosé. Je lui avais hurlé que j’allais lui rendre ce papier et j’avais ajouté une réponse cinglante en lui postillonnant tout mon dégout au visage.

– Je n’ai jamais voulu prendre parti pour autre chose que pour la nécessité d’informer ! Pas même quand j’ai réalisé qu’on nous avait pris pour des cons il y a plus d’un an de cela, et ce dans les yeux. Mais puisque la responsable s’était vue offrir une médaille pour services rendus, elle devait bien avoir raison…

C’est peut-être dur à croire, mais le besoin d’apporter la vérité s’est fait de plus en plus fort alors que le portrait que je brossais de l’entreprise perdait de plus en plus de son lustre pour en devenir révulsant. Tel un Dorian Gray toujours resplendissant en surface mais rongé de l’intérieur par le vice ; putréfiée par les magouilles, c’était à se demander comment elle pouvait encore tenir debout. Au départ, j’avais cette idée absurde qu’un feuillet pouvait permettre de changer les choses, bien mieux qu’un simple coup de peinture ou un ravalement, de façade. Qu’ils se rassurent tous, ils ont gagné depuis longtemps, à moins que quelqu’un en décide autrement un jour. Mais rien n’empêche d’être en colère à l’idée que dans l’arrière-cour, des centaines de personnes sont considérés comme des données négligeables dans des plans d’envergure qu’on ne les imagine pas dignes de comprendre. Ces responsables nombrilistes qui passent davantage de temps à rechercher leur profit qu’à rechercher tout court n’oublieront pas de me traiter de « médiocre » en public avant de chercher à me nuire en toute discrétion. Qu’ils essaient, la rue de la liberté est hautement volatile !, avais-je pensé.

– Tu as tort sur toute la ligne. C’est un autre régime maintenant, Vivian est partie. Ce sera un renouveau complet, tout va changer du sol au plafond ! Attends de voir.

– Ce n’est pas parce que l’un emporte tous ses meubles qu’il ne laisse pas trainer ses vieilles casseroles derrière lui…

 

 FIN

 

 

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