Maison indépendante

DENISE STARDUST.

 

 

Fran Martinez |

 

 

J’ai fait le rêve d’une Denise un peu glam, un peu cocaïnée. Engoncée dans une tenue rétro-futuriste dessinée par Jean-Paul Gaultier, elle avait quitté son boudoir et ces élites bourgeoises et intellectuelles baveuses, pour une vie meilleure ; une vie pleine de turlutes consenties et de drogues dans son pif de junkie en devenir. Je l’ai lu dans ses yeux, elle n’en pouvait plus de ces types, elle allait péter un plomb pour de bon et, qui sait, en buter un, encore. En 1955 elle avait déjà tué. C’était en Espagne, dans la campagne d’Euskadi : un enfoiré de franquiste qui avait fricoté avec les Nazis en 37. Les deux pieds dans ce qui restait de la cervelle de ce fils de pute, elle avait pris quelques secondes pour penser au passé, puis au futur. Nous n’aurions pas assez d’une vie pour vous raconter la vie de Denise, peut-être parce qu’une vie ce n’est pas une vie, mais un paquet de vies.

Et puis elle est montée sur une scène flamboyante avant de s’écrouler, comme Ziggy.

Et puis je me suis réveillé ; j’avais foutré.

 

 

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